Rupture du Ligament Croisé Antérieur : Tout Savoir sur l'Opération du LCA à Toulon—Dr Kevin Guilhem

Chirurgie du Ligament Croisé Antérieur (LCA) à Toulon : Guide Complet — Dr Kevin Guilhem

Le Dr Kevin Guilhem, chirurgien orthopédiste spécialisé dans la chirurgie du genou et de la hanche, exerce à la Clinique Saint-Roch de Toulon (Var). Il prend en charge les ruptures du ligament croisé antérieur chez les sportifs et les patients actifs du département du Var.

1. Anatomie du genou et rôle du LCA

Le genou est le siège de l'articulation entre le fémur et le tibia d'une part, et le fémur et la rotule d'autre part. Les os sont maintenus entre eux par des ligaments : deux ligaments croisés (antérieur et postérieur) et deux ligaments collatéraux (interne et externe).

Le ligament croisé antérieur (LCA) a pour rôle d'empêcher la translation antérieure du tibia vers l'avant et de contrôler la rotation interne du tibia par rapport au fémur. C'est un élément clé de la stabilité du genou, notamment lors des mouvements de pivot.

2. Comment se rompt le LCA ?

La rupture du LCA survient le plus souvent lors d'une torsion violente du genou, sans contact direct. C'est une blessure très fréquente dans de nombreuses disciplines sportives : football, ski, handball, rugby, basketball.

Elle se manifeste par :

  • Un craquement audible au moment du traumatisme.

  • Un gonflement rapide du genou (hémarthrose — saignement à l'intérieur de l'articulation).

  • Une sensation d'instabilité ou de dérobement du genou.

Chaque année en France, 45 000 opérations du LCA sont réalisées. Point important : le LCA ne cicatrise pas spontanément — il ne peut pas se réparer seul sans intervention chirurgicale.

3. Faut-il consulter rapidement ?

Une consultation auprès d'un chirurgien spécialiste du genou est recommandée dans les 15 à 21 jours suivant le traumatisme, afin d'affiner le diagnostic et de planifier la prise en charge.

L'examen clinique doit être réalisé après régression de la douleur aiguë — classiquement après le 15e jour — pour être pleinement interprétable. Le chirurgien recherche le signe du tiroir antérieur : suite à une rupture du LCA, le tibia a tendance à se déplacer vers l'avant par rapport au fémur lorsqu'on le mobilise.

Une IRM est ensuite réalisée pour confirmer la rupture et, surtout, rechercher des lésions associées — en particulier des lésions méniscales qui pourront être traitées au cours de la même intervention.

4. Doit-on obligatoirement opérer ?

Non — la décision d'opérer est individuelle et se fait au cas par cas. Trois situations se distinguent :

  • Le sujet jeune avec des motivations sportives importantes : c'est la meilleure indication chirurgicale.

  • Le sujet présentant une instabilité du genou, même pour la vie quotidienne : l'indication chirurgicale est indiscutable, quel que soit l'âge.

  • Le sujet âgé sans activité sportive intense : en l'absence d'instabilité, une prise en charge non chirurgicale peut suffire.

Il est tout à fait possible de vivre sans LCA — l'absence de ce ligament n'est pas douloureuse en soi. Cependant, chez les sportifs, l'instabilité résiduelle peut favoriser de nouvelles entorses et entraîner des lésions méniscales ou cartilagineuses à long terme.

5. Préparation avant l'opération

Avant toute intervention, une rééducation préopératoire est indispensable :

  • Récupération des amplitudes articulaires complètes, notamment de l'extension.

  • Renforcement musculaire progressif.

Un déficit d'extension est une contre-indication formelle à la chirurgie. Il faut attendre au minimum 6 semaines après le traumatisme avant d'opérer : ce délai permet la régression de l'œdème osseux, qui pourrait compromettre l'intégration de la greffe.

6. La ligamentoplastie : comment fonctionne l'opération ?

Le LCA rompu est remplacé par une greffe tendineuse. Plusieurs types de greffes sont possibles selon le profil du patient et le sport pratiqué :

  • Tendons des ischio-jambiers (DIDT)

  • Tendon rotulien

  • Fascia lata

Le Dr Kevin Guilhem utilise en première intention une greffe aux tendons ischio-jambiers, associée à un renfort externe (plastie extra-articulaire). Ce renfort présente deux avantages démontrés dans la littérature : diminuer le risque de re-rupture chez le sportif et améliorer le contrôle de l'instabilité rotatoire lors des pivots. Le Dr Guilhem s'est perfectionné dans cette technique auprès du Dr Franceschi, référence internationale en chirurgie du genou.

L'intervention est réalisée sous arthroscopie — avec une caméra introduite dans le genou — ce qui permet de limiter les incisions, de réduire la douleur et d'améliorer la récupération. L'arthroscopie permet également un bilan complet de l'articulation : état des cartilages et traitement des éventuelles lésions méniscales associées.

L'intervention est réalisée en ambulatoire, sauf contre-indication.

7. Les suites postopératoires

  • Le jour de l'opération : lever autorisé le soir même grâce au protocole de récupération rapide après chirurgie (RAAC). Marche possible avec attelle et béquilles dès le premier jour.

  • Les premières semaines : l'attelle est retirée après récupération d'un bon verrouillage du genou. La priorité est la récupération des amplitudes articulaires.

  • À partir du 4e mois : reprise possible des sports dans l'axe — course à pied, vélo.

  • Entre le 2e et le 5e mois : phase de ligamentisation — le tendon greffé se transforme progressivement en ligament. Les pivots sont strictement interdits durant cette période pour éviter une re-rupture précoce.

  • À partir du 6e mois : début de la réathlétisation avec réintroduction progressive des appuis et des pivots.

La rééducation peut être réalisée avec un kinésithérapeute en ville ou en centre de rééducation. Le protocole est évolutif selon la phase de cicatrisation et nécessite une collaboration étroite entre le patient et son kinésithérapeute. Des tests isocinétiques sont réalisés à 4 et 6 mois pour mesurer objectivement la récupération musculaire et guider la progression.

8. Les risques de l'opération

Comme toute intervention chirurgicale, la ligamentoplastie du LCA comporte des risques, bien que rares :

  • Infection : risque faible grâce au lavage articulaire continu durant l'intervention.

  • Phlébite et embolie pulmonaire : risque diminué par le protocole RAAC et les anticoagulants.

  • Troubles de la sensibilité au niveau de la face antérieure du genou : fréquents mais généralement régressifs en moins d'un an.

  • Perte limitée de la flexion : rare avec une rééducation bien conduite.

  • Gêne persistante résiduelle.

  • Re-rupture en cas de nouveau traumatisme : le nouveau ligament n'est pas indestructible.

9. Pourquoi consulter le Dr Kevin Guilhem à Toulon ?

Le Dr Kevin Guilhem exerce à la Clinique Saint-Roch de Toulon, établissement de référence en chirurgie orthopédique dans le Var. Spécialisé dans la chirurgie du genou et du sport, il assure une prise en charge complète de l'évaluation préopératoire jusqu'au suivi post-opératoire, en lien étroit avec les kinésithérapeutes et les médecins rééducateurs. Il reçoit en consultation les patients de tout le Var : Toulon, Hyères, La Seyne-sur-Mer, Sanary-sur-Mer, Bandol, Brignoles, Gassin et Saint-Tropez.

Prenez rendez-vous à Toulon

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